LA DONATION-PARTAGE POUR ANTICIPER SA SUCCESSION :
Les possibilités de la donation-partage ont été multipliées - elles permettent de simplifier grandement le réglement des successions.
En effet, la loi du 23 juin 2006 (applicable le 1er janvier 2007) en a étendu le champ d'application à tous ceux qui, en l'absence d'enfants, ont la qualité d'héritiers présomptifs au moment où elle intervient (frères, soeurs, neveux, nièces et autres parents plus éloignés), parfois même lorsq'une entreprise est comprise dans les biens donnés, un tiers étranger à la famille peut être gratifié.
Aujourd'hui, les biens donnés sont évalués au jour de la donation-partage quel que soit leur sort futur, c'est à dire au jour du décés, il n'est pas nécessaire de revenir sur l'opération (même si cela a été réalisée il y a de longues années précédantes).
On a également la possibilité de réintégrer parmi les biens compris dans la donation-partage, ceux dont le donateur avait déjà disposé auparavant à titre gratuit en faveur de l'un ou l'autre des donataires. A l'identique pour les dons manuels (mais attention, il faudra régler les droits de donation s'ils n'ont pas été acquittés précédemment.)
- Transmission à ses petits-enfants : les parents des petits enfants doivent donner leur accord. Le saut de cette génération peut avoir un intérêt fiscal déteminant suivant l'importance du patrimoine des donateurs et de celui des enfants renonçant à leur réserve.
Autre information : 2 donations-partages peuvent être pratiquées avec un intervalle de 6 ans. Les droits sur la seconde seront calculés comme si la 1ère n'avait pas été faite.